6.3 Substances, vision et désorientation
Progression de la leçon
Non terminée
1. Consommation d’alcool
Section intitulée « 1. Consommation d’alcool »Le corps concentre l’alcool dans certaines régions. Il peut rester dans le liquide de l’oreille interne même après sa disparition du sang, ce qui explique les difficultés d’équilibre pendant la gueule de bois.
Altération des capacités
Section intitulée « Altération des capacités »- Même de petites quantités d’alcool, à une concentration de 0,05 %, réduisent les aptitudes de pilotage en simulateur.
- Les effets de l’alcool et de l’hypoxie s’additionnent. À 6 000 pi ASL, un verre a le même effet que deux verres au niveau de la mer.
Métabolisme
Section intitulée « Métabolisme »- Le corps métabolise l’alcool à un rythme fixe. Ni le café, ni les médicaments, ni l’oxygène ne changent ce rythme.
- Il est préférable d’attendre au moins 24 heures entre le dernier verre et le décollage.
2. Médicaments prescrits et en vente libre
Section intitulée « 2. Médicaments prescrits et en vente libre »Prendre un médicament sous quelque forme que ce soit juste avant ou pendant le vol peut être dangereux. Les produits en vente libre et les remèdes à base de plantes, notamment les antihistaminiques, médicaments contre la toux, somnifères et coupe-faim, peuvent causer de la somnolence, réduire la vigilance et compromettre gravement le jugement et la coordination du pilote.
3. Vision et balayage visuel
Section intitulée « 3. Vision et balayage visuel »Les pilotes VFR évoluent dans un monde où il faut « voir et être vu » : repérer les autres aéronefs contribue beaucoup à la sécurité. Une bonne vision est essentielle, mais l’hypoxie, l’intoxication au monoxyde de carbone, l’alcool, les drogues, la fatigue et le tabagisme peuvent l’altérer. Il est aussi crucial de porter la correction visuelle appropriée.
Technique de balayage
Section intitulée « Technique de balayage »Le balayage visuel s’apprend. Les yeux doivent être focalisés à une distance permettant de détecter la circulation alors qu’il reste assez de temps pour l’éviter.
Le pilote doit fixer un objet à l’horizon, faire la mise au point, puis balayer tous les secteurs du ciel en refocalisant au besoin. Cela évite la myopie du champ vide, qui peut survenir lorsqu’on regarde un paysage ou des nuages sans relief visuel.
Un balayage consciencieux de tous les secteurs du ciel, entrecoupé de courts moments de focalisation sur des objets éloignés, améliore la détection des aéronefs lointains.
4. Désorientation
Section intitulée « 4. Désorientation »La désorientation est une perception erronée de la position, de l’assiette ou du mouvement par rapport à ce qui se passe réellement. Au sol, l’orientation spatiale résulte de la vision, des sensations musculaires et des organes vestibulaires de l’oreille interne, qui détectent les accélérations linéaires et angulaires.
Perte des repères visuels
Section intitulée « Perte des repères visuels »La vision est le sens d’orientation le plus puissant. Dans un voile blanc ou dans les nuages, il peut être impossible de s’orienter par rapport à l’horizon.
Illusions vestibulaires
Section intitulée « Illusions vestibulaires »Les organes de l’oreille interne fournissent des renseignements utiles sur l’accélération et les virages, mais aussi de fausses sensations dangereuses. Une fois un virage établi et maintenu à un taux constant, la sensation de tourner disparaît. À la sortie du virage, on peut ressentir un virage dans le sens opposé, illusion à l’origine de nombreux accidents.
Pour éviter la désorientation, ne perdez pas le sol de vue.