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5.2 Communications aéronautiques

Progression de la leçon

Non terminée

L’aviation utilise des fréquences radio réservées. Au Canada, les communications vocales civiles se font sur la bande VHF (très haute fréquence) en AM, de 118,10 MHz à 136,00 MHz. Les pilotes doivent connaître les fréquences courantes, le certificat requis pour émettre, la phraséologie normalisée et les signaux d’urgence.

Les transmissions radio bilatérales sur les fréquences aéronautiques au Canada sont réglementées par Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE).

Pour y émettre légalement, vous devez détenir un certificat restreint d’opérateur radio — compétence aéronautique (CRO-A).

  • Validité : une fois obtenu, le CRO-A est valide à vie.
  • Examen : l’épreuve est simple comparativement à celle du certificat de radioamateur. Elle est offerte par des examinateurs accrédités par ISDE, dont de nombreuses écoles de pilotage commerciales.
  • Matériel d’étude : ISDE publie le guide d’étude CIR-21. Sa lecture est fortement recommandée en complément de ce cours.

Mémorisez ces fréquences pour l’examen :

  • 121,50 MHz : fréquence internationale d’urgence aéronautique. Certains aéronefs l’écoutent pour pouvoir porter assistance.
  • 122,75 MHz : fréquence consultative air-air, pour coordonner directement entre aéronefs plutôt qu’avec l’ATC.
  • 123,20 MHz : fréquence standard des aérodromes non enregistrés et des aérodromes enregistrés sans fréquence particulière assignée. Si aucune fréquence n’est indiquée sur la VNC, c’est 123,20 MHz.
  • 123,40 MHz : fréquence attribuée aux planeurs. Les ailes libres étant des planeurs, nous pouvons l’utiliser.
  • 126,70 MHz : fréquence à écouter continuellement en espace non contrôlé loin d’un aérodrome. Les pilotes y diffusent leur position et leurs intentions pour signaler les conflits possibles aux autres pilotes à proximité. Elle est moins utilisée là où des fréquences FIC/FSS ont été introduites.

Les communications radio sont normalisées pour réduire les ambiguïtés. Voici seulement un aperçu des procédures correspondant à ce qui peut être demandé au HAGAR.

Pour un aéronef immatriculé, l’indicatif est son immatriculation. Pour une aile libre, c’est AILE LIBRE, ou HANG GLIDER lors d’une communication en anglais, suivi des initiales du pilote en alphabet phonétique.

Exemple : Andre Nadeau utiliserait AILE LIBRE ALFA NOVEMBER (en anglais : HANG GLIDER ALFA NOVEMBER).

Alphabet phonétique de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI)

Section intitulée « Alphabet phonétique de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) »

Vous devez connaître cet alphabet international pour communiquer clairement à la radio.

LettreMotLettreMotLettreMot
AAlfaJJuliettSSierra
BBravoKKiloTTango
CCharlieLLimaUUniform
DDeltaMMikeVVictor
EEchoNNovemberWWhiskey
FFoxtrotOOscarXX-ray
GGolfPPapaYYankee
HHotelQQuebecZZulu
IIndiaRRomeo
  • Faites des transmissions brèves et pertinentes : position, intentions et altitude ou hauteur AGL si utile.
  • Près d’un aérodrome ou d’autres aéronefs, donnez votre distance et votre relèvement par rapport à un point connu, par exemple « deux milles à l’ouest de [nom de l’aérodrome] », votre altitude AGL ou ASL selon le cas et vos intentions : atterrissage, entrée dans le circuit, etc.
  • Évitez les transmissions inutiles sur les fréquences d’urgence ou d’aérodrome.

Les situations d’urgence sont classées selon le degré de danger.

Une situation de danger grave et imminent qui nécessite une assistance immédiate.

  • Appel : répétez MAYDAY trois fois au début de la transmission.
  • Exemple : « MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY. Ici Aile libre Alfa November, à deux milles de la rive de Mont-Saint-Pierre, 1 000 pieds, en direction de la rive, amerrissage imminent faute d’altitude. »

Une situation concernant la sécurité d’un aéronef, d’un véhicule ou d’une personne qui nécessite une assistance dès que possible, sans danger immédiat pour la vie.

  • Appel : répétez PAN PAN trois fois au début de la transmission.
  • Exemple : « PAN PAN, PAN PAN, PAN PAN. Ici Aile libre Alfa November, (message). »

Ces points expliquent pourquoi les radios aéronautiques diffèrent des radios amateurs.

  • Bande aéronautique : fréquences VHF de 108,000 à 136,975 MHz; les communications vocales se font généralement de 118,000 à 136,975 MHz.
  • Radioamateur : la bande VHF amateur la plus proche est la « bande de 2 mètres », de 144,000 à 148,000 MHz en Amérique du Nord.

Les radios aéronautiques utilisent la modulation d’amplitude (AM). Si deux pilotes parlent en même temps, les signaux se mélangent et créent un sifflement, mais on peut généralement encore entendre les deux voix.

Les radios VHF amateurs ordinaires utilisent la modulation de fréquence (FM). Si deux personnes parlent en même temps, le signal le plus fort masque complètement le plus faible : c’est l’« effet de capture », dangereux en aviation.

De nombreuses radios amateurs modernes ont des récepteurs à large bande permettant d’écouter la bande aéronautique en AM. Elles sont toutefois verrouillées physiquement, électroniquement et légalement contre l’émission sur ces fréquences. Émettre sur les bandes aéronautiques avec un équipement non certifié constitue une grave infraction fédérale, vu le rôle vital du contrôle de la circulation aérienne.