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5.1 NOTAM, turbulence de sillage et altimètres

Progression de la leçon

Non terminée

Cette leçon couvre les connaissances essentielles avant vol, le danger invisible de la turbulence de sillage et le fonctionnement des altimètres barométriques.

Un NOTAM est un avis sur l’établissement, l’état ou la modification d’une installation, d’un service ou d’une procédure aéronautique, ou sur un danger, dont le pilote doit être informé en temps utile.

  • But : fournir en temps utile des renseignements essentiels aux pilotes. Vous devez consulter les NOTAM pendant la préparation du vol.
  • Portée : un NOTAM peut concerner tout le pays, une grande région (exercice militaire ou feu de forêt, par exemple) ou un seul aéroport (spectacle aérien ou fermeture temporaire de piste, par exemple).
  • Vol libre : certains sites demandent la publication de NOTAM pour signaler leurs activités aux autres usagers de l’espace aérien.

Les NOTAM à jour sont disponibles sur la page de planification de vol de NAV CANADA.

La turbulence de sillage est un effet dangereux de la portance, causé par les tourbillons de bout d’aile. Lorsqu’un profil produisant de la portance traverse l’air, l’écoulement tourne vers le haut et vers l’arrière à chaque bout d’aile, créant deux tourbillons distincts qui tournent en sens opposés.

Turbulence de sillage

Dans l’illustration, VORTEX FLOW désigne l’écoulement tourbillonnaire et VORTEX CORE le noyau du tourbillon.

  • Début et fin : les tourbillons commencent lorsque la roue avant quitte le sol, à la rotation au décollage, et continuent jusqu’à ce qu’elle touche le sol à l’atterrissage.
  • Intensité : plus l’aéronef est lourd et lent, plus les tourbillons sont intenses. La turbulence est généralement la plus violente lorsqu’un gros aéronef monte après le décollage ou approche pour atterrir.
  • Déplacement : les tourbillons descendent sous l’aéronef et derrière lui. Ils dérivent avec le vent et ne se trouvent donc pas toujours directement derrière l’aéronef.
  • Persistance : ils peuvent persister plusieurs minutes, surtout par vent calme.

Voler derrière un aéronef lourd peut rendre les commandes inefficaces, provoquer une perte de contrôle et endommager la structure. Le danger augmente à mesure que la taille et le poids de votre aéronef diminuent. Tous les autres aéronefs produisent donc une turbulence de sillage dangereuse pour une aile libre. Évitez toujours de voler derrière et sous un autre aéronef.

Un altimètre est un baromètre anéroïde, sans liquide, qui calcule l’altitude en mesurant la pression atmosphérique. Son principe est simple : plus on monte, plus le poids de l’air au-dessus de soi diminue.

Pourquoi la pression barométrique plutôt que le GPS?

Section intitulée « Pourquoi la pression barométrique plutôt que le GPS? »

Même si le GPS moderne fournit une hauteur géométrique précise, l’aviation utilise les altimètres barométriques comme instruments de vol principaux pour deux raisons essentielles :

  • Fiabilité : ils sont mécaniques et autonomes, sans besoin d’électricité ni de signaux satellites.
  • Espacement vertical normalisé : un même calage de pression garantit un espacement vertical cohérent entre les aéronefs, même lorsque leurs altitudes vraies varient avec la météo.

Dans les conditions atmosphériques standard, à 15 °C, une colonne d’air d’un pouce carré pèse 14,7 lb au niveau de la mer. Un baromètre indique cette pression comme 29,92 pouces de mercure (inHg). Les conditions locales correspondent rarement à l’atmosphère standard : les altimètres doivent donc souvent être réglés pour le vol.

  • Vols locaux en deltaplane ou parapente : les pilotes peuvent régler l’altimètre à l’altitude du décollage avant le vol.
  • Vols-voyages : l’indication dérive avec la météo et les changements de pression. Sous 18 000 pieds, les pilotes doivent actualiser le calage à la pression locale, fournie par l’ATC ou les stations météo, pour garantir une marge précise par rapport au terrain.
  • Hautes altitudes (région d’utilisation de la pression standard) : à partir de 18 000 pieds, la marge par rapport au terrain n’est plus un facteur. La loi exige plutôt que tous les pilotes règlent leur altimètre au calage standard de 29,92 inHg. Cette référence commune permet à l’ATC d’assurer un espacement vertical uniforme dans tout l’espace aérien, indépendamment des variations météorologiques locales.